PRINTEMPS

Dans le système de médecine chinoise, elle est utilisée pour traiter l'angor, les maux d'estomac, les douleurs des règles et du post-partum et les calculs biliaires. Même à forte dose (jusqu'à 12 g par jour), il n'y a apparemment pas d'effets indésirables. Le principe actif essentiel du curcuma parmi les polyphénols curcuminoïdes de la plante, semble être la curcumine ou diferuloylméthane, non soluble dans l'eau mais très soluble dans l'éthanol.
Le curcuma est actif sur les cellules immunologiquement compétentes : modulation de la prolifération et de l'activation des lymphocytes T (CD4 et CD8), des lymphocytes B et des macrophages, modulation des lymphocytes CD8 cytotoxiques et des cellules sentinelles dendritiques.
Son activité sur les cytokines et les interleukines a aussi été exploré : il bloque le TNF α et module les interleukines (IL-1, IL-2, IL-6, IL-8, IL-10, IL-12) ainsi que les protéines TLR (Toll Like Receptors), les chémokines, les molécules d'adhésion et il inhibe la transcription du facteur nucléaire kappa B. Pharmacologiquement, dans des dizaines d'études, le curcuma a montré un effet marqué sur les enzymes inflammatoires, une activité antibactérienne, antivirale, antifongique, cicatrisante et anticancéreuse. Toutes ces activités de modulation sur les cellules immunologiquement compétentes et ces activités pharmacologiques diverses devraient se traduire en clinique par des effets sur des maladies comme l'Alzheimer, la sclérose en plaque, certaines maladies cardiovasculaires, le diabète, l'allergie, l'asthme, les maladies inflammatoires du côlon, l'arthrite rhumatoïde, le psoriasis, l'ischémie rénale, la sclérodermie, certains cancers et peut-être le VIH/sida.